Exposé d’un projet d’un pont sur la rivière Saguenay
Commandé par : Indépendant
Les auteurs
- Pierre Brisset, architecte; BCPTA consultants, highway and traffic engineering
- Francis Boulva and Associates, structural engineering
La structure
Les experts ont exclu les tracés dans l’estuaire ou près des traversiers actuels
Ils proposent deux tracés à la Boule, en amont des lignes électriques.
Un pont suspendu est proposé avec tunnel sous la montagne de La Boule et sans tunnel en rive sud. Cette structure présente un tablier à 70 mètres au dessus de l’eau, ce qui correspondra aux suggestions des experts de COWI dans l’étude d’opportunité de 1999.
Principales observations
- Cette étude confirme que l’option optimale est à la Boule pour des considérations économiques et environnementales. De plus, un pont dans l’estuaire altérerait de façon permanente la beauté de l’estuaire et du village de Tadoussac peut-on y lire.
- On y propose quelques variantes , dont une pont de hauteur raisonnable au-dessus de l’eau (70m) qui correspond assez bien à la recommandation que les experts internationaux feront dans l’étude de 1999, d’abaisser la hauteur du tablier pour diminuer les coûts. (E13)
- L’option 2D (G6) permet d’éviter un tunnel en rive sud et d’abaisser le tablier, une recommandation de l’étude B&T, COWI de 1999. .
- On note un tunnel de 600 mètres sous la Boule comparable au tunnel China Bar sur la route transcanadienne en Colombie Britannique. Ce tunnel de 750 mètres permet depuis les années 60 le passage des véhicules et des camions-remorques..
Le ministre des Transports véhicule le message des hauts-fonctionnaires à l’effet que la justification d’un pont doit être faite par la croissance prévue de l’achalandage (C11, C12), et pourtant déjà en 1976, l’ingénieur et économiste Monti expliquait que la route était saturée par le service de traversier et qu’elle exerçait une dissuasion croissante pour les utilisateurs éventuels. Voilà un cercle vicieux par lequel les traversiers empêchent la croissance de la circulation considérant leur imprévisibilité et les dangers qu’ils engendrent sur les routes d’approche et la seule solution évidente pour tous les utilisateurs, un pont, ne peut pas être construit sous prétexte qu’il n’y a pas assez d’utilisateurs. Or la vraie question est : Quelle option est la plus efficiente et économique pour les contribuables québécois : Maintenir des traversiers et leurs équipages à l’année jour et nuit ou construire un pont? Et dans le futur, serait-il préférable de réallouer les fonds publics versés aux traversiers vers le financement d’un pont sachant que ce dernier n’aura pas d’équipages, de carburant, qu’il ne devra pas subir une modernisation majeure après 20 ans et être remplacé après 40 ans. Cet exercice, pourtant élémentaire, n’a pas été fait. Nous n’avons pas pu obtenir d’information de la Société des Traversiers et n’avons pas eu accès à une étude complète et objective sur les coûts totaux de la traverse de Tadoussac et des installations terrestres pour la supporter, y compris les aménagements routiers.
Afin de voir:
- les annexes importants cités ci-haut: Cliquer ici
- l'étude complète: Cliquer ici